Escalade en Dauphiné - France

Tête d’Aval

Voies Desmaison et des Dijonnais
vendredi 29 août 2025 par Arnaud Guillaume

La Tête d’Aval de Montbrison est une paroi calcaire de 600 mètres de haut située dans le Briançonnais. Elle domine le village des Vigneaux.
Orientée sud, elle propose une centaine de voies.

Voie Desmaison

Présentation
Ouverte par René Desmaison, Aldo Ioan, Vincent Mercier et Jean-Marc Bois en 1965, cette voie est reprise de temps à autre. L’équipement succinct, certaines zones de pierrailles et les vires centrales limitants néanmoins les prétendants.
Suite au rééquipement de la voie des Dijonnais en octobre 2024 dont 8 longueurs de la Desmaison sont communes avec cette dernière, il ne restait plus que les 8 longueurs centrales à rééquiper pour rendre cette voie plus fréquentable.
Les 5 et 6 juin 2025, nous avons avec Louis Hamon finalisé l’équipement de cette voie qui avait déjà été revu dans la partie basse par Gérard Fiaschi quelques années auparavant.

Le rééquipement (plutôt rafraichissement) ne change en rien la nature de la voie, cela reste du terrain d’aventure qui nécessite la mise en place de matériel ainsi qu’une grande vigilance quant au rocher dans certaines sections et à l’éloignement des points dans d’autres sections.

Malgré un nettoyage conséquent, il conviendra de se méfier de quelques parties en rocher douteux. Les trois premières longueurs se situant dans une zone d’écoulement d’eau, on trouvera très certainement pierres et blocs posés de ci de là, notamment après de fortes pluies.

Une échappatoire est possible au niveau des vires entre les deux parties de la voie, mais le terrain est scabreux et paumatoire de nuit.

Cette voie s’adresse à des grimpeurs maitrisant la pose de Friends et coinceurs en terrain calcaire, ainsi que l’escalade en terrain non aseptisé et sachant ne pas tomber au mauvais endroit !
Quelques passages sont restés engagés...

Approche
identique à toutes les voies de la tête d’Aval jusqu’au secteur « Racaille le rouge ». Poursuivre le chemin quelques minutes et au niveau d’un gros bloc surmonté d’un gros cairn, prendre la sente plus ou moins marquée amenant au pied de la voie. Se référer au topo ONOS livre Est.

Départ
Le départ se fait dans l’axe de la diagonale caractéristique dominée par une grande grotte. Bâton planté dans une fissure au départ, piton et goujon invisibles.

Descriptif
L1 : partir dans des rochers rouges et passer un surplomb (1 piton, crux) pour rejoindre une niche (1 goujon). Continuer droit au-dessus et au niveau d’une fissure surplombante avec arbuste, traverser à gauche sur une petite plateforme pour rejoindre un mur à strate. Après avoir clipper 1 piton, repartir à droite pour rejoindre une dépression. Remonter une arête couchée d’abord le long d’un gros bloc puis en rive droite d’un pierrier suspendu (1 goujon) pour rejoindre le R1 sur 2 goujons, 45 m, 5+.

L2 : droit au-dessus et rejoindre 1 goujon visible.
Continuer au-dessus à gauche pour passer un angle et arriver dans une niche. Franchir le mur déversant au-dessus puis un dièdre (1 piton) pour rejoindre le relais dans une niche sous un pierrier. R2 sur 2 goujons. 40 m, 4+.

L3 : remonter le pierrier sur 10 m puis partir à gauche sous un mur fissuré. Poursuivre ensuite droit (1 goujon) pour rejoindre le relais au-dessus. R3 sur 1 piton et 1 goujon au pied d’un beau dièdre rougeâtre. 40 m, marche puis 3.

L4 : rejoindre ce dièdre et au niveau d’1 goujon bien visible, se rétablir à droite sur une plateforme. Remonter au-dessus un petit dièdre (1 piton au départ) puis traverser à droite sous le toit qui fait suite. Continuer ensuite droit (1 piton ) pour rejoindre un arbuste (cordelette). De ce point partir à gauche pour rejoindre 1 goujon puis le R4 sur 1 goujon et 1 becquet. 40 m, 6a.

La voie des Dijonnais quant à elle part sur la droite au niveau de l’arbuste.

L5 : monter droit au-dessus et passer un devers donnant accès à une grande diagonale (1 piton et 1 goujon) que l’on suit vers la gauche (1 piton avant le début de la traversée) pour faire relais sur 2 goujons et 1 piton quasiment à la fin de la rampe. 35 m, 6a puis 2.

L6 : franchir le surplomb qui suit, (2 pitons et 1 goujon puis 1 autre goujon pour se rétablir sur une petite marche). Poursuivre en légère ascendance vers la gauche pour rejoindre 1 goujon visible à droite de fissures formées par de gros blocs. Franchir ce passage raide et rejoindre une sorte de vire. De ce point, partir en oblique à droite (2 goujons visibles) pour remonter des dalles compactes amenant au R6 sur 1 goujon et 2 pitons (petit crochet à droite pour éviter le dernier mur raide). 40 m, 6b ou A0 puis 5.

L7 : du relais, partir à l’horizontal à gauche pour rejoindre une fissure et 1 piton, se rétablir en dalle (1 goujon) après avoir clippé 1 piton, repartir à droite sur une rampe ramenant dans l’axe du relais et aboutissant au pied d’un dièdre jaunâtre issu d’un éboulement récent que l’on remonte jusqu’au R7. 25 m, 5+.

L8 : partir droit au-dessus (fissures nettoyées à droite) jusqu’à un couplage de pitons. Poursuivre au-dessus dans des dalles à droites de blocs instables jusqu’à rejoindre une brèche derrière une petite tour. R8 sur béquet. 25 m, 4.

On se trouve ici au-pied des vires centrales et à la fin de la première partie de la voie. Échappatoire possible en remontant les vires par la gauche.

Jonction vers la partie supérieure : du R8, redescendre un petit couloir pour rejoindre une arête, traverser dans des ravines de pierrailles raides et exposées vers un ilot rocheux pour rejoindre 1 goujon avec cordelette qui permet de s’assurer pour cette traversée, 30/40 m.
Poursuivre en redescendant un peu dans une zone plus rocheuse et plus saine et rejoindre la partie moins raide des vires que l’on remonte en faisant un crochet à gauche pour rejoindre le bas de la grande diagonale évidente qui constitue la deuxième partie de la voie Desmaison (une centaine de mètres de dénivelé). On se trouve alors devant une grotte profonde.

L9 : monter en direction du pied de la diagonale et franchir une dalle (1 goujon) pour rejoindre le dièdre que l’on remonte jusqu’à une zone facile. Ensuite remonter la fissure à gauche (athlétique, 2 pitons) pour rejoindre le R9 sur une plateforme sous un arbre (2 goujons). 30 m, 6a+.

L10 : remonter à droite de l’arbre pour rejoindre l’ancien relais (2 pitons) puis partir à droite pour rejoindre une belle fissure à droite du fil que l’on remonte. L’éperon se couche et se transforme en rampe. La remonter facilement jusqu’au R10 sur 1 goujon et 1 lunule sur racine. 45 m, 4+.

L11 : remonter la cheminée au-dessus (1 piton) puis à nouveau une rampe facile jusqu’au pied de la cheminée suivante. R11 sur becquet (cordelette). 35 m, 4+.

L12 : poursuivre quelques mètres faciles puis s’engager dans une cheminée (1 lunule, 1 piton et 1 goujon en sortie). R12 sur becquet (cordelette) avant une zone de terrasse. 45 m, 5.

L13 : remonter la zone de terrasse puis en rive gauche de la dépression (1 piton). Poursuivre par une cheminée plus profonde (sangle sur bloc coincé) puis en sortir à droite (1 piton) pour rejoindre un arbuste puis le R13 sur 1 piton et 1 goujon. 40 m, 5.

L14 : monter au-dessus dans une fissure/écaille raide d’où l’on s’échappe à droite pour rejoindre une dépression que l’on remonte jusqu’au pied d’un dièdre caractéristique. R14 sur 1 piton et 1 goujon. 20 m, 5.

L15 : rejoindre le surplomb et le franchir (1 piton et 1 goujon). Poursuivre dans le dièdre/cheminée et en sortir à droite à la fin (1 piton). On débouche sur des terrasses, faire le R15 sur 2 goujons dans le mur à droite du dièdre suivant. 40 m, 5+.

L16 : remonter le dièdre/couloir à gauche du relais par son fond (rocher moyen). Dans le haut, sortir de l’axe principal du dièdre en poursuivant dans un couloir herbeux qui s’incurve vers la droite. R16 sur 1 piton et 1 goujon dans une niche au pied d’un surplomb. 50 m, 4.

L17 : franchir ce surplomb et poursuivre vers la droite (1 goujon, mauvais rocher) pour arriver au pied d’une petite tour. La remonter (1 piton doublé d’une lunule) puis à son sommet, éviter un gros bloc posé pour remonter une fissure délicate (1 piton, rocher moyen). Un dernier crochet à gauche pour éviter une partie délitée amène sur une large vire marquant la fin de la voie . R17 sur des gros blocs. 30 m, 5/5+.

Descente
Remonter derrière la deuxième petite tour pour faire un rappel de 15 m (goujon + piton sous un becquet, visibles depuis la sortie de la voie) menant sur la vire à hauteur de la sortie de la voie.
Une fois sur cette vire, 1 goujon avec mousqueton permet de faire un 2e rappel de 20 m évitant ainsi une zone raide, instable et très exposée (éboulement récent).
Des vires plus larges, mais raides d’abords à l’horizontal, permettent de rejoindre une rampe rocheuse ascendante à gauche menant à proximité du col séparant les têtes d’Aval et d’Amont. On peut soit rejoindre ce col puis le chemin de descente (70/80 m de dénivelé à remonter dans du terrain raide) soit descendre un petit couloir pour rejoindre une petite cuvette évidente ; marcher ensuite assez longuement à flanc (pierres instables) pour rejoindre le sentier vers 2550 m.

ATTENTION !!
Pour le deuxième rappel au niveau de la vire, on se trouve au-dessus du R14 et de L15. Si des cordées se trouvent derrière vous, ne pas utiliser cette option de descente, mais emprunter l’option 2 qui consiste de la sortie de la voie à remonter un mur d’une quarantaine de mètres (3) afin de rejoindre une brèche donnant accès aux vires (désescalade facile) après le 2ᵉ rappel. Voir topo.
Pas de risque de chutes de pierres dans ce cas-là...

Matériel
Prendre un jeu de câblés, un jeu de Friends du 0 au 2 en doublant du 0,5 au 1, des 120 cm et pas mal de 60 cm.

Desmaison : topo

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Topo de la voie Desmaison

Voie des Dijonnais

Présentation
La voie des Dijonnais fut ouverte en 1973 par Jean-Marc Boivin, Jean-Michel Cambon, Patrick Jeannot et Gérard Pétrignet avec une poignée de pitons (nous en avons trouvé une quizaine sur les 10 longueurs originales, relais compris).
L’idée de revoir l’équipement de cette voie fut émise par JMC dans son topo ONOS livre Est édition 1995. Dans l’édition de 2011, il revenait sur ce rééquipement en émettant l’idée de ne la rééquiper que partiellement en y favorisant le placement de protections naturelles grâce à un nettoyage conséquent. Il eut du flair en écrivant en gras dans son topo que cela représenterait un vraiment gros travail !
Ce rééquipement (rafraîchissement) a été fait dans le cadre de “Héritage ouvreur” mené par la FFCAM et en collaboration avec ONOS qui a fourni les points. Merci à eux...
12 jours ont été nécessaires pour ce travail à une période (octobre 2024) où la météo était assez calamiteuse. Ce qui nous a demandé de l’organisation pour protéger le matériel resté en paroi en plus du travail de nettoyage/rééquipement.
2 jours ont été effectués par le groupe alpinisme 05 dans le cadre de « Héritage ouvreur » puis nous avons poursuivi avec Thibault De Gournay aidé de Pierrick Keller.

Style
cette voie d’un niveau modéré (5+/6a) est restée en mode « terrain d’aventure » ou « traditionnel » malgré la présence de 63 goujons (relais compris) pour 18 longueurs. L’idée générale était de la rendre « praticable » par plus de cordées qu’une simple poignée de solides grimpeurs/alpinistes.
Nous avons donc fait des relais sûrs, le plus souvent sur 2 goujons, remplacé les mauvais pitons par de bons pitons ou des goujons, rendu « acceptable » certaines parties exposées en rajoutant des points, nettoyé dièdres et fissures pour permettre l’utilisation des Friends et câblés et parfois modifié l’itinéraire pour favoriser des parties plus esthétiques/logiques.
Au final nous avons 63 goujons et 26 pitons pour 18 longueurs et 20 relais (facultatif ou bis) soit une moyenne de 2 à 3 points par longueur.
Malgré un nettoyage conséquent, il conviendra de se méfier de quelques sections en rocher douteux. Les trois premières longueurs se situant dans une zone d’écoulement d’eau, on trouvera très certainement pierres et blocs posés de ci de là notamment après de fortes pluies.
Pas d’échappatoire pour cette voie ! La grande diagonale du départ empèche tout retour dès le R2 (sinon rappel de 85 m ou déséscalade de L2). « L’échappée » depuis le petit pilier (R10) mentionné dans le topo nous a semblé scabreux...

Cette voie s’adresse à des grimpeurs maitrisant la pose de Friends et coinceurs en terrain calcaire, ainsi que l’escalade en terrain non aseptisé et sachant ne pas tomber au mauvais endroit !
Quelques passages sont restés engagés...

Approche
Identique à toutes les voies de la tête d’Aval jusqu’au secteur « Racaille le rouge ». Poursuivre le chemin quelques minutes et au niveau d’un gros bloc surmonté d’un gros cairn, prendre la sente plus ou moins marquée amenant au pied de la voie. Se référer au topo ONOS livre Est.

Départ
Le départ se fait dans l’axe de la diagonale caractéristique dominée par une grande grotte. Bâton planté dans une fissure au départ, piton et goujon invisible.

L1 : partir dans des rochers rouges et passer un surplomb (1 piton, crux) pour rejoindre une niche (1 goujon). Continuer droit au-dessus et au niveau d’une fissure surplombante avec arbuste, traverser à gauche sur une petite plateforme pour rejoindre un mur à strate. Après avoir clipper 1 piton, repartir à droite pour rejoindre une dépression. Remonter une arête couchée d’abord le long d’un gros bloc puis en rive droite d’un pierrier suspendu (1 goujon) pour rejoindre le R1 sur 2 goujons, 40 m, 5+.

L2 : droit au dessus et rejoindre 1 goujon visible .
Continuer au-dessus à gauche pour passer un angle et arriver dans une niche. Franchir le mur déversant au-dessus puis un dièdre (1 piton) pour rejoindre le relais dans une niche sous un pierrier. R2 sur 2 goujons. 45 m 4+.

L3 : remonter le pierrier sur 10 m puis partir à gauche sous un mur fissuré. Poursuivre ensuite droit (1 goujon) pour rejoindre le relais au-dessus. R3 sur 1 piton et 1 goujon au pied d’un beau dièdre blanchâtre. 40 m, marche puis 3.

L4 : rejoindre ce dièdre et au niveau d’1 goujon bien visible, se rétablir à droite sur une plateforme. Remonter au-dessus un petit dièdre (1 piton au départ) puis traverser à droite sous le toit qui fait suite. Continuer ensuite droit (1 piton ) pour rejoindre un arbuste (cordelette). De ce point partir à droite pour rejoindre le R4 des Dijonnais sur 2 goujons. 40 m, 6a.

La voie Desmaison quant à elle part sur la gauche à partir de l’arbuste (goujon visible).

L5 : traverser horizontalement à droite (1 goujon de renvoi), se rétablir sur une marche (1 piton) puis partir en dalle vers la gauche (engagé) pour rejoindre la marche au-dessus (ne pas essayer depuis le piton de rejoindre directement les goujons). Un passage en dalle (2 goujons) puis une traversée technique à gauche permet de franchir une dalle (1 goujon) et d’arriver dans une zone plus facile. Rejoindre le dièdre (1 piton) et le remonter pour faire le R5a à 40 m sur 2 goujons sous un toit (inconfortable mais protégé) ou le R5b (sur 1 goujon et 1 piton) à 50 m sur une plateforme après avoir passé le surplomb par la gauche dans des fissures déversantes. 40 ou 50 m suivant le relais 6a+.

L6 : du R5b, remonter une zone facile (1 lunule) puis remonter le dièdre évident en faisant un crochet à gauche. Poursuivre droit (1 piton) jusqu’au R6 sur 2 goujons sous un surplomb pourri. 35 m, 5+ ou 45 m, 5+/6a suivant le relais de départ.

L7 : remonter toujours le dièdre (départ délité) d’abord peu raide (1 piton) puis nettement déversant en passant par des blocs coincés (1 goujon et 1 lunule). R7 sur 2 goujons. 35 m, 5+.

L7bis : remonter une zone facile mais délitée vers la droite pour rejoindre le R7bis sur 2 goujons.
Il est envisageable de venir directement du R6. 10/12 m, 3c.

L8 : monter en oblique à droite sur des écailles encombrées de buissons pour rejoindre un petit dièdre déversant (1 piton avec cordelette). Le remonter puis légèrement à gauche un autre mini dièdre (écailles douteuses) pour rejoindre le pied d’une dalle à gauche d’un grand dièdre.
On rejoint ici la L12 de la voie du Pierrot que l’on suit jusqu’au relais (3 goujons). R8 sur 2 goujons. 45 m, 5.

La longueur originale des Dijonnais passe dans la dépression à gauche mais des traces d’éboulement et du rocher toxique nous ont incités à contourner cette section en empruntant une demi longueur de la voie du Pierrot.

L9 : traverser vers la gauche par des passages en dalle pour rejoindre le fond de la dépression que l’on remonte (1 goujon, engagé). R9 sur 2 goujons en sortie à droite. 40 m, 4+.

L10 : traverser un couloir pour rejoindre 1 gros bloc sanglé, poursuivre main gauche à flanc vers 1 goujon puis passer l’angle pour remonter un couloir facile encombré de pierrailles (1 autre goujon). R10 sur 2 goujons. 45 m, 3 puis 2.

L11 : remonter l’arête délitée au-dessus en en contournant la partie basse par la gauche et poursuivre par un petit pilier entre deux fissures herbeuses (3 goujons). R11 sur 2 goujons au pied de la grande dalle surmontée d’un grand surplomb formant arche. 40 m, 5.

L12 : monter droit quelques mètres puis traverser à l’horizontal à gauche puis en légère ascendance pour finir presque en descente, 6 goujons, 1 piton. R12 sur 1 goujon et 1 piton dans une niche. 40 m, 5+ puis 6b.

À l’origine cette longueur remontait des fissures au-dessus du R11 puis revenait dans la dalle grâce à un pendule. On notera l’ascension de cette longueur sans le pendule par la cordée Ben Chanal et Jean Burgun et aussi sans goujon !!

L13 : partir un peu à gauche puis traverser quelques mètres toujours à gauche pour rejoindre un dièdre surplombant au départ (1 goujon et 1 piton) que l’on remonte jusqu’à un autre passage raide (1 piton). Poursuivre jusqu’au R13 sur 2 goujons dans l’axe du dièdre. 45 m, 6a.

L14 : monter au-dessus (1 piton) puis traverser à gauche au niveau d’1 goujon pour rejoindre un petit dièdre que l’on remonte. À son sommet, traverser à nouveau à gauche pour rejoindre le dièdre original que l’on remonte (2 pitons et 1 goujon). R14 sur 2 goujons sur une marche, sous un surplomb. 40 m, 6a.

L15 : partir à gauche par un passage délicat, poursuivre légèrement à gauche en passant près d’un gros bloc et ainsi rejoindre la ligne de la Desmaison (1 piton). Continuer dans une fissure/écaille raide d’où l’on s’échappe à droite pour rejoindre une dépression que l’on remonte jusqu’au pied d’un dièdre caractéristique. R15 sur 1 piton et 1 goujon. 30 m, 5+.

L16 : rejoindre le surplomb et le franchir (1 piton et 1 goujon). Poursuivre dans le dièdre/cheminée et en sortir à droite à la fin (1 piton). On débouche sur des terrasses, faire le R16 sur 2 goujons dans le mur à droite du dièdre suivant. 40 m, 5/5+.

L17 : remonter le dièdre/couloir à gauche du relais par son fond (rocher moyen). Dans le haut, sortir de l’axe principal du dièdre en poursuivant dans un couloir herbeux qui s’incurve vers la droite. R17 sur 1 piton et 1 goujon dans une niche au pied d’un surplomb. 50 m, 4.

L18 : franchir ce surplomb et poursuivre vers la droite (1 goujon, mauvais rocher) pour arriver au pied d’une petite tour. La remonter (1 piton doublé d’une lunule) puis à son sommet, éviter un gros bloc posé pour remonter une fissure délicate (1 piton, rocher moyen). Un dernier crochet à gauche pour éviter une partie délitée amène sur une large vire marquant la fin de la voie . R18 sur des gros blocs. 30 m, 5/5+.

Descente
Remonter derrière la deuxième petite tour pour faire un rappel de 15 m (cordelettes visibles depuis la sortie de la voie) menant sur la vire à hauteur de la sortie de la voie.
Une fois sur cette vire, 1 goujon avec mousqueton permet de faire un rappel de 20 m évitant ainsi une zone raide, instable et très exposée (éboulement récent).
Des vires plus larges mais raides d’abords à l’horizontal, permettent de rejoindre une rampe rocheuse ascendante à gauche menant à proximité du col séparant les têtes d’Aval et d’Amont. On peut soit rejoindre ce col puis le chemin de descente (70/80 m de dénivelé à remonter dans du terrain raide) soit descendre un petit couloir pour rejoindre une petite cuvette évidente. Marcher ensuite assez longuement à flanc (pierres instables) pour rejoindre le sentier vers 2550 m.

ATTENTION !!
Pour le deuxième rappel au niveau de la vire, on se trouve au-dessus du R14 et de L15. Si des cordées se trouvent derrière vous, ne pas utiliser cette option de descente mais emprunter l’option 2 qui consiste de la sortie de la voie à remonter un mur d’une quarantaine de mètres (3) afin de rejoindre une brèche donnant accès aux vires (desescalade facile) après le 2ème rappel. Voir topo.
Pas de risque de chutes de pierres dans ce cas là...

Matériel
Prendre un jeu de cablés, un jeu de Friends du 0 au 3 en doublant du 0,4 au 0,75, une 180 cm, des 120 cm et pas mal de 60 cm.

Dijonnais : topo

Topo de la voie des Dijonnais

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